Qu'est-ce que le Web 2.0?
Ce terme a été lancé en septembre 2005 par un article sur le site de l'éditeur américain O'Reilly et est depuis entré dans le langage sans que l'on sache souvent ce qu'il désigne précisément. En se basant sur l'article What is Web 2.0 en question, voici, en sachant que toutes les success-stories: Google, eBay, Skype, BitTorrent, etc. sont basées sur ce modèle, ce qu'est le Web 2.0.
Le Web comme plate-forme
Dans le Web 1.0, le produit est l'application. Le navigateur Netscape en
était un exemple. C'est un outil pour le Web, et un logiciel comme
un autre.
A l'opposé les services que proposent Google tels qu'Adsense, Gmail,
utilisent tous le Web comme plateforme: ce ne sont pas des logiciels fonctionnant
sur le Web, ce sont des ensembles de services fondés sur le Web. Pour
Google le Web est un espace dans lequel s'immerge l'utilisateur grâce
à différent services tandis que Netscape fournissait juste un
produit fonctionnant sur le Web.
Le Web 2.0 tire parti de la "longue traîne" (the long trail),
la force collective d'une multitude de petits sites devenu participants tandis
qu'auparavant on ne faisait qu'y donner accès.
La leçon est qu'il faut mettre en place un service simple d'accès
et une gestion algorithmique des données pour toucher l'intégralité du Web.
La force collective
Et si les hyperliens, la base du Web devenaient un peu plus, comme les synapses
d'un cerveau numérique géant? Google les utilise pour déterminer
la popularité d'un site avec son PageRank. eBay crée une économie
de revente qui n'existe que par l'activité d'une multitude d'acteurs
et qui ne peut fonctionner qu'avec un très grand nombre d'acteurs.
Amazon, en demandant aux webmasters de faire la promotion et la critique de
ses produits, (les mêmes que ses concurrents), est devenue également
gigantesque.
Les wikis sont aussi des sites créés par les utilisateurs et
Wikipedia démontre
l'importance qu'ils peuvent avoir. De même Digg et les digg-likes avec
le classement par les internautes et les sites de partage comme Flickr, Youtube,
Dailymotion.
On parle de marketing viral quand la promotion d'un site est assurée
par les utilisateurs en très grand nombre.
Ce même phénomène de production collective est à
la base des logiciels libres comme Linux, Apache, MySQL, PHP, qui font fonctionner
le Web!
En conclusion, c'est l'implication des utilisateurs dans le réseau
qui fait le succès.
La propagation des informations et la blogosphère
La gestion de l'actualité et sa propagation en temps réel sont
un autre aspect du Web 2.0. Les blogs en sont le vecteur et le moyen technique
est donné par RSS.
La multiplication des blogs, hébergés sur un site communautaire
ou réalisé sur son propre site avec un CMS (Système de
gestion de contenu) comme Wordpress est un aspect du Web 2.0.
Les fichiers RSS affichés sur les pages des sites ou le bureau des
utilisateurs sont mis à jour en accord avec l'actualité qui
passe ainsi du téléviseur à l'ordinateur.
Les blogs établissent des permaliens, liens entre blog, liens réciproques,
qui forment des communautés, des réseaux sociaux et vont animer
notre cerveau géant numérique basé sur les liens.
Les permaliens amplifient le PageRank dans le domaine de l'actualité
et créent un phénomène de pertinence dont la durée
est limitée dans le temps.
Tout est dans les données
La base de tous les sites importants du Web 2.0 est dans les données.
Le contenu des sites pour les moteurs de recherche, la géographie pour
Google Maps, les clients pour eBay, etc. Cela donne à SQL une importance
aussi grande qu'à HTML.
Dans le Web moderne les données se combinent avec les services au moyen
de mashups. Un exemple est l'association de données géographiques
de Maps avec un fichier immobilier pour fournir une vision en image d'une
offre de logement.
On voit donc que la possession des données devient un enjeu économique
majeur ainsi qu'une menace pour la sécurité personnelle. A l'instar
du logiciel libre, les "données libres" sont promues par
la Creative Common Licence et le projet GreaseMonkey.
Un nouveau modèle de programmation
La décentralisation et la popularisation des tâches de programmation
favorise l'emploi de langages de scripts tels que JavaScript, PHP, Ruby, Python,
Scriptol. Cela a aussi engendré une multiplication de frameworks, et
notamment des frameworks Ajax pour propulser les sites Web dynamiques.
Le modèle de programmation léger s'impose et il se base sur
Ajax pour l'emploi des données et REST pour les services Web.
En outre il utilise une interface riche, basée généralement
sur XML, comme le fait le plug-in Silverlight
de Microsoft.
Il devient aussi réactif et s'adapte rapidement aux besoins des internautes.
La programmation du Web crée de la valeur par assemblage d'éléments
simples en employant des composants libres.
Le logiciel devient indépendant du PC
On le voit avec les nouvelles applications en ligne de Google, ainsi que
par l'apparition d'un outil bien pratique de Mozilla, Prism
pour lancer des applications Web sur le bureau.
Un autre exemple, iTunes, qui se sert de l'ordinateur de l'utilisateur pour
faire tourner un logiciel local mais avec des données distantes.
Exemples de sites Web 2.0
- Hema. Les articles de la boutique s'animent.
- Redzee. Un moteur de recherche en vignettes.
- Sensisoft. Utilisation de flash pour un site tout en animations.